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La
Faune du Tibet en
Péril
L'occident à découvert la défense de l'environnement au xxe siècles. Pour
les tibétains, depuis toujours, toutes les formes de vie, toutes les
forces de la nature ont autant de valeur les uns que les autres.
Les animaux sont leurs frères, les rivières leurs soeurs.
Pour qu'au moins la mémoire les conserve, voici quelques uns des
animaux les plus menacés d'extinction.
Outre le fameux yak et ses hybrides qui transitent des
pâturages subtropicales aux steppes des hautes montagnes, on trouve
le panda rouge, le grand panda, les singes comme l'entelle, le singe
des neiges, le singe doré, les cervidés comme le chevrotain
porte-musc, l'antilope du Tibet, les bovidés comme le takin du Tibet
et le yak sauvage, l'hémione équidé sauvage qui tient du cheval et
de l'âne, sans oublier le magnifique léopard des neiges et la non
moins belle grue a col noir.
Le milieu naturel du Tibet fait assurément de ce pays un
patrimoine génétique, d'espèces animal uniques, pour l'humanité
entière.
(Les illustrations en peinture sont de Phurbu
Dorjee).

Le
grand Panda ou Thomtra

 
Il mesure de 1m20 à 1m50 de la tête à la queue, celle-ci de 13 cm lui sert de coussin pour
s'asseoir, il pèse de 100 a 140 kilos, sa fourrure est très épaisse,
ses taches noires autour des yeux sont sa grande caractéristique, il
se nourrit de bambou et quelquefois de petits rongeurs, il passe
l'été sur les sommets pour éviter la chaleur et descend en hiver
vers les plaines pour éviter le froid, car il n'hiberne pas comme
les autres ours.

Le
Panda rouge
ou
Thomtra-Marchung

 
Le Panda rouge ressemble à un raton
laveur, cependant il est bien de la même famille que le Panda géant.
Sa fourrure est épaisse, rouge-brun, il possède une longue queue
rayee, son ventre et ses pattes sont de couleur noire, il pèse
environ 6 a 11 kilos, mesure 63 cm, il se nourrit de bambous, noix,
oeufs d'oiseaux, bois et parfois d'insectes, son espérance de vie
est de 12 a 14 ans.

Le Takin du Tibet ou Bamen

Est un proche parent du
boeuf musque, court sur pattes et trapu, pelage allant du doré en
passant par le marron et le gris, poils hirsutes, avec le tête et
les pattes noires, il pèse entre 300 et 600 kilos, mesure 1m70 a
2m20 de la tête à la queue, ses cornes de 50 a 60 cm de long ont
parfois 30 cm de circonférence à la base, extrêmement craintif, il
dיtale avec une agilité surprenante, les pentes les plus
escarpées,toujours tête baissée (sa position familière). Il se
nourrit d'herbe, de brindilles, de feuilles et de jeunes pousses de
bambou, particulièrement friand de sel, qu'il va chercher sur les
rochers qu'il lèche avec application.

Le Yak sauvage ou Drong

Ancêtre du yak
domestique, il ne vit qu'au Tibet, domestiqué depuis des siècles, on
ne le trouve plus a l'état sauvage qu'en très petit nombre, il est
herbivore et parcourt des distances considérables pour trouver sa
nourriture. Ce montagnard résistant se repose le jour sur les pentes
abrupts et sèches, il boit fréquemment et mange de la neige en
hiver. Trois fois plus grand que son congénère domestique, 1m60 a
1m80 au garrot, il porte des cornes noires bien plus longues, 90cm,
de la tête a la queue il atteint 2m50,son poids moyen étant de 600
kilos a une tonne. Sa fourrure pend si bas qu'elle semble former une
jupe, grisâtre durant l'été, elle fonce et s'épaissit en hiver. Sa
vue faible est compensée par un odorat et surtout une ouie très
développés.

L'Hémione ou Kiang


Il est le plus
grand et le plus beau des ânes sauvages, sa taille est de 1m20 au
garrot, sa tête large et ses grandes oreilles contrastent avec la
gracilité de son corps, sa crinière est noire et courte, ainsi que
les poils de la queue terminée en touffe épaisse, sa robe isabelle,
plus foncée sur l'échine, blanche sous le ventre, une bande brune
descend le long du dos jusqu'au bas des pattes. Il vit en troupeau,
a une altitude de 4.800 mètres.

Le
Chevrotain porte-musc ou Lawa
 
Il appartient a
une espèce primitive, de petite taille 55cm, il pèse environ 10
kilos, il n'a pas de cornes, son pelage est long et raide, brun
foncé à taches grises, ses pattes postérieures étant allongées
l'obligent à se déplacer en sautant, roulé en boule il ressemble a
un gros lièvre, il se nourrit de buissons, de lichens et de
feuillage. Il vit dans l'Himalaya a 2000 mètres
d'altitude.

L'Antilope du
Tibet


 
Animal agile et
rapide, proposée pour être
le symbole " chinois! " des jeux
Olympiques 2008.
Se nourrit sur les
plateaux des hautes steppes tibétaines, jusqu’à aujourd’hui
massacrée par les "
importuns" pour sa peau et
sa fourrure.

Le
Singe Doré ou Ser-tral
 
Le singe doré est
propre au Tibet, il vit à 2500 et 3500 mètres d'altitude. Le singe
doré mesure sans sa queue 70 cm, celle-ci fait en général la même
longueur que son corps, le pelage d'un beau brun doré, mélangé de
poils gris sur le cou et la queue, il sa nourrit de feuilles, baies,
fruits et vit en groupe.

Le Singe des Neiges ou Gangtral

Faisant parti de
la famille du singe doré, c'est animal est rare, il vit dans les
forets denses entre 3.350 et 4.000 mètres d'altitude, vivant en
groupe et se nourrit principalement de feuilles, de jeunes branches
et de fruits sauvages, il affectionne une température de + 4 degré C
et -25 degré C, les tibétains l'appellent "Tril Kar" singe
blanc.

L'Entelle singe
sacré

 
Le visage et les
mains de ce singe sont noirs, son pelage est grisâtre, il fait 60 cm
de haut pour 18 kilos, sa queue fait un mètre de long, il est
arboricole et vit en bande de plusieurs individus. Celui qui ose
attenter à la vie de ce singe sacré met la sienne en enjeu, les
bouddhistes et les hindouistes l'associent au Dieu singe Hamman et
le nourrissent le mardi, jour de Dieu. La légende: Apres avoir
dérobé une mangue à Sri Lanka pour la faire connaître en Inde,
Hamman fut condamné à être brûlé, il en sorti avec la face et les
mains noircis.

La Grue à Col
Noir ou
Trung-Trung-Kaynak

Son plumage
grisâtre, présente des taches noires sur la queue, les ailes et le
cou, sa tête s'orne d'une crête vermillon, elle se nourrit de
grains, de petits poissons, de grenouilles, d'insectes, de pousses
et de verres d'eau, cet oiseau pèse de 6 à 7 kilos et mesure 1 m de
haut. Elle vit en général entre 3.500 et 5000 mètres d'altitude,
près des lacs et marécages.

Le Léopard des
neiges ou Saa



Est un félidé
adapté à l'hiver, sa tête est ronde, son museau large, ses petites
oreilles poilues, sa fourrure dense, tachetée de noir ou brun, dos
et flancs marqués de rosettes, ses pattes sont larges, sa longue
queue magnifique 80cm, sa longueur est de 1m80 à 2m30,
essentiellement carnivore, c'est un solitaire qui vit dans les
montagnes.

Le Yak

"Image de
Lobsang Nima"
Ce ruminant à long pelage, vit au Tibet à 5
000 m d'altitude, il est utilisé comme animal
de bât.
D'aspect imposant
il n'est cependant pas très grand, le yak
est un animal résistant et paisible. Grace à
leurs troupeaux de Yaks les tibétains surtout
nomades "Drokpa", ont pu survivre sur les
plateaux arides
et glacés de L'Himalaya.
Cet animal fournit aux tibétains la plus grande partie de leur
nourriture, le lait, le
beurre et le fromage, qui constituent
l'alimentation première
de ce peuple du pays des
neiges. Ses bouses
séchée sont utilisées comme combustible, ses
poils sont tressés en corde ou cardés en
laine. Lorsque l'animal meurt son cuir est
utilisé pour les tentes (Ba) et sa queue pour
chasser les mouches. Les crânes des yaks
morts sont souvent gravés
de mantras (prières) et placés sur
les monticules de pierres
(Mani).


La
légende de la Queue du Yak

Au Ladakh,
chaque monastère, chaque col de
montagne et un grand nombre de maisons, se
trouvent affublés d'un mât sur lequel flotte
au gré du vent, une épaisse queue de yak.
L'histoire
remonte à la nuit des temps, alors que le
vent soufflait déjà.
Il fut alors dit qu'en ces temps, il existait un yak sacré vivant
sur les plus hauts glaciers. Robuste et
tenace, il surplombait de son aura tous ses congéneres.
Animal solitaire il n'errait que là où
la glace est permanente, se nourrissait de maigres plantes et possèdait
une santé sans
faille.
Ses cornes étaient d'une telle beauté, qu'elles en rendaient
même, disait-on en ces jours, jaloux les plus beaux des bouquetins.
Son poil impeccable brillait d'un éclat aux reflets de
cristal. Son plus bel attribut était
cependant sa
queue, fournie et soyeuse, en un panache
épanoui. Un jour qu'il marchait paisiblement,
il se l'accrocha entre deux rochers. Tenace
comme il l'était, il décida de ne pas bouger, pour ne pas abimer un
seul de ses poils. Le temps passa et bien
malheureusement...il en mourut."
Aujourd'hui, la queue du yak, accrochée entre
les drapeaux de prières et suplombant les
édifices, est une représentation symbolique de l'engagement
à tenir à vie dans les
préceptes bouddhistes tibétains.



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