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La
vie Monastique
dans les
Gompas

Dans L'obscurité des
Gompas, un brouillard de fumée embaume l'encens, le santal et
le safran. Les lampes à beurre sont disposées en rangées, calices
dans lesquels brûle le feu rituel, le feu de la vie, en hommage à
Bouddha " la Lumiere Infinie ", la lumière est à la fois le
chemin et le terme du chemin.
Un
lama souffle dans l'embouchure d'une conque " Sankha", sa sonorité
grave exorte les fidèles à la méditation, les vibrations produites
par l'instrument sont censées reproduire celles du son initial. La
voix basse d'un moine prend le relais et commence la récitation des
" Mantras " (
un bourdon
grave et un harmonique, correspondant à
l'élément Feu ou celui exprimant
l'élément Eau. cet effet harmonique
est obtenu en chantant la voyelle O avec la
bouche allongée et les lèvres arrondis),
le coeur vocal
interrompt de temps à autre cette récitation pour psalmodier une litanie
incantatoire. La cloche " drilbu " égrène ses sons cristallins, les
cymbales
de
cuivre
" Rölmo" résonnent, les grands tambours
" Ngatchen" soulignent les
phrases musicales, les courtes trompes " Kangling" et les trompes
téléscopiques " Dung-chen", sonnent sans discontinuer, le
haut-bois " Gyaling", les petits tambours " Nga", le grand tambour "
Ngatchen" et le grand gong " kharnga", contribuent à soutenir le chant et l'armonie.
Les
ondes sonores se propagent, aucun obstacle ne peut les arrêter, la
communication une fois établie , les divinités percevront ces
prières et répondront aux invocations, aux demandes d'aide et de
soutien.
les
séances d’offrandes
s'ensuivent, la joie des souhaits auspicieux met
fin à la cérémonie.
 

 
 

La vie des
Moines dans les Monastères
Le futur
moine entre très jeune au monastère, il est confié
à un maître
qui prend en charge sa première
instruction, lecture, deux écritures, la grammaire et le
vocabulaire, la connaissance du tibétain classique est cependant
nécessaire pour pouvoir aborder le vocabulaire religieux et la
compréhention des textes sacrés, ainsi que la mémorisation de
ces textes,
(l’alphabet
tibétain fut formé au VIIème siècle, au tout début de l’introduction
du bouddhisme au Tibet. Il était alors nécessaire de forger une
langue écrite qui permette de traduire du sanscrit les différents
textes canoniques. Le roi Srongtsenn Gampo délégua en Inde son
ministre Teumi Sambota avec pour mission d’étudier les langues
indiennes et de constituer un tibétain littéraire approprié à la
traduction du sanscrit. Teumi Sambota forma l’alphabet sanscrit à
partir du Devanagari, un alphabet apparenté au sanscrit.
Deux styles principaux de calligraphie se sont développés,
le style d’imprimerie " Ouchen"
(avec tête) et le style cursif " Oumé"
(sans tête). Les caractères de l’alphabet sont décrits avec des
images anatomiques, les jambes, la tête et
les bras. La calligraphie consiste à entrer dans l’harmonie de ses
formes avec, les pleins et les déliés et leurs justes proportions.
L’ apprentissage de la langue tibétaine et sa pratique font partie
des études traditionnelles ainsi que la calligraphie qui développe
les qualités d’attention et facilite l’étude. Elle peut être une
excellente façon d’allier l’apprentissage de la langue, le calme de
la méditation et le plaisir d’écrire. Dans la tradition de
l’écriture sanscrite et tibétaine, la plume est en bambou qu’il faut
apprendre à fabriquer soi-même selon les instructions précises qui
seront données par le professeur). Trois langues sont également
enseignés, dont l'indien et l'anglais.En retour le jeune garçon
participe aux travail collectif du monastère.Chez les Gelugpa, la
maîtrise intellectuelle prévalue, pratique des "Tantras", concepts
métaphysiques introduits dans le bouddhisme, respiration, yoguisme,
mantras, mudras, visualisation, philosophie, moyens pour parvenir
à
l'éveil en une vie, ainsi qu'à une réflexion appronfondie sur la
nature de l'esprît et ses rapports à l'univers.Ces études imposent
de nombreuses années d'abnégation, un examen annuel est passé sous
forme de discutions publiques, entre étudiants, pleines de vivacité
et de bonne humeur.

 
 
 

Les Ecrits
Le livre
Tibétain se compose de feuillets en forme
oblongue enveloppés de tissu et maintenus entre deux bloques de
bois. Le " canon " tibétain est formé de deux parties, les ouvrages
principaux sont le " Tanjour ", qui rassemble les 225 volumes
des Sutras ou Suttas, écrits dans lesquels sont retranscrits les
paroles du Bouddha et ses différents enseignements ( Théravada,
Mahayana, Vajrayana ), et le " Kanjour ", recueille les
108 préceptes et les écrits doctrinaux du Bouddha.
Ce livre est
conservé dans les monastères.

 
 

Les Lamas

 
De
génération en génération les lamas portent de
longue robe rouge, à l'origine elle était une simple étoffe de
couleur rouge ou brun-rouge, faite de bandes rapiécées dont le
nombre dépendait du rôle et du rang de celui qui la portait.

La gestuelle
Chaque
mouvement des mains et des bras ( Mudrâ ),
gestes symboliques accompagnant la pratique de la visualisation,
l'attitude du corps ( Asana ), sont l'expression d'un concept
philosophiqque ou religieux.
La gestuelle
est fondamentale dans le bouddhisme, les moines essayent dans leur
vie de reproduire les quatre attitudes du Bouddha, marcher, se tenir
debout, assis ou couché.
 


L'Offrande
" Tsok"
L'offrande en beurre de Yak, fait partie intégrante
de la méditation, c'est un geste d'humilité, de louange ou de
remerciements envers les Divinités.


Objets rituels musicaux


Les
petites cymbales " Tingsha",
le
"Dorge" et le "Dribu"

Les grandes
cymbales "Rölmo" et
le "
Damaru" en forme de
sablier muni de boules fouettantes
  

La conque
"Sangkha",
la flûte traversière "Treling", les trompes courtes,
ou cors "kangling"
La musique
rituelle peu paraître déroutante, l'entrée des instruments répond à
un ordre précis, en premier lieu commence les cymbales suivies des
tambours, les trompes et les cors continuent, les cloches
interviennent en ponctuant l'ensemble.

Travail des
Lamas durant leurs retraites

Les Tsha-Tsha's

Les TSHA-TSHA ou PHYAG-TSHA,
Sont
des représentations miniatures en argile modelée.
Faites en fine poussière de loess pur auquel sont ajoutées
quelques fibres végétales broyées. Après addition d'eau ,
le mélange est longuement travaillé jusqu'à obtention d'une
pàte fine et homogène.L'argile est alors pressée dans des moules
en bois, métal ou pierre. Les miniatures sont soigneusement
démoulées lorqu'elles sont à moitié sèches et
sont parfois peintes de couleurs vives.
Les Tsha-Tsha représentent le plus souvent des
Bouddhas ou des déités,
de petite taille, elles sont souvent placées sur l'autel
domestique. Elle est censée protèger celui
qui la possède, des démons et des
mauvais esprits.
Leur préparation s'accompagne de rites, et cet acte de dévotion
imprègne l'objet de l'énergie psychique de ses créateurs,

Les Fresques
 

 

Egalement réalisées par les lamas durant leurs
retraites.

La Khata
La Khata est offerte en cadeau de bienvenue, elle
est le symbole de la courtoisie et de la bénédiction.





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