Au pays des Neiges   Au toit du Monde

 

On dit qu'il est une terre si haute que les nuages la caressent...

On dit que le cheval du vent y chante et la berce...

On dit que la lumière y est unique...y est de toute beauté...

On dit qu'il y survit un tout petit peuple tombé dans l'oubli...

On dit qu'ils tentent de faire perdurer leurs traditions millénaires...

On dit qu'ils existent envers et contre tout dans ce pays des Dieux...

On dit qu'ils y vivent entravés..., ni libres...ni heureux...

 Ils disent que la flamme de la vérité ne s' éteindra pas...

Alisa

Le Tibet

Pays au destin exceptionnel que les Tibétains désignent sous le nom de " Haut Pays " ou de " Pays des Neiges ", le Tibet devra t'il être qualifié dans un futur proche de " Terre des Dieux, Malheur des Hommes " ?.

Le Tibet offre des " ressources " qui constituent le bien commun de l'Humanité. Comme toute culture, toute civilisation, le Tibet est dépositaire de valeurs qui lui sont propres mais qui appartiennent aussi au genre humain et dont il pourrait être dispensateur , un certain sourire, un certain rayonnement, une manière d'appréhender l'existence, une approche non-violente de la vie et de ses interactions.

Un Tibet encore bien réel... mais gravement menacé malgré l'énorme sympathie dont sa cause fait l'objet sur les tribunes internationales...

Montagnes Imalayennes. aux neiges éternelles, les plus hautes du Monde ou y culmine L' Everest (Chomo-Lungma). Le Tibet ( Bod), était constitué de trois provinces d'une très vaste superficie... Aujourd'hui il se résume de moitié en une région autonome...

Un pays dont l ' histoire se perd dans la nuit des temps, fondé sur un système politique basé sur la doctrine bouddhique de la compassion, de l'intégrité morale et de l'égalité. Selon ce système, le gouvernement doit reposer sur de hautes valeurs morales, il doit servir le peuple avec amour et compassion, tout comme les parents veillent sur leurs enfants, une croyance selon laquelle tous les êtres sensibles sont descendants de Bouddha, par conséquent, méritent le respect.

 

Dans sa capitale Lhassa

 

 Le Potala 

 

Palais Mythique de Lhassa

 

La litanie sacrée du Bouddhisme Tibétain

 

" OM MA Nİ PE ME HUNG"

ou

" OM MANİ PADME HUM"

 

" O TOİ JOYAU DANS LA fLEUR DE LOTUS"

 

 

Puissante forteresse naturelle, il est ceint de colossales chaînes montagneuses telles le Karakorum au nord-est ou l'Arc Himalayen au sud, d'où se hisse le Toit du monde, l'Everest.

Véritable château d'eau de l'Asie, il donne vie à sept des plus grands fleuves de ce continent, lesquels vont arroser des civilisations fort différentes, le Gange, l'Indus, le Brahmapoutre, la Sutlej, le Mékong, le Fleuve Jaune et le Yangtsé (Fleuve Bleu).

Parsemé de myriades de lacs aux eaux turquoises, le Tibet présente une alternance de steppes infinies, de marais, de déserts montagneux et, en des zones plus propices (régions méridionales et ouest), de forêts et de plaines. Le climat y est rude et généralement sec. Son rayonnement solaire, intense, confère au ciel et aux paysages des couleurs irréelles.

L'Amdo au nord-ouest, le Kham au sud-ouest et l' Ü-Tsang. Seules quelques grandes villes, faiblement peuplées (Lhassa, capitale du Tibet et de l' Ü, Shigatsé, Gyantsé...), les gros bourgs et les cités monastiques brisent l'immense solitude tibétaine.

Ses habitants entretenaient  avant l’ère chrétienne des relations, avec les Han qui vivaient dans les plaines d'Asie centrale. Durant une longue période, les nombreuses tribus dispersées sur le plateau du Tibet vinrent à s’unifier et devinrent l’actuelle ethnie tibétaine, parlant plusieurs dialectes.

La richesse du Tibet en pâturages (Drok), en prairies et en lacs naturels, explique le pourquoi de cette grande diversité de faune et de flore. Les pâturages sont habités par une population clairsemée de nomades pastoraux (Drokpa), possèdant des troupeaux d'animaux domestiques, chèvres, moutons, yaks. Subsistants de leurs cultures, orge, blé, pois, l'orge étant leur nourriture principale. Les tibétains (Bodpa), ont le respect et le souci de la nature, cette communion entre la religion et la nature maintien l'équilibre de la vie quotidienne. Tuer un animal est un péché et les tibétains ne tueraient un animal que pour survivre.

Les vêtements des tibétains sont très colorés, offrant une grande variété de costumes et de parures suivant la région dont ils appartiennent, correspondant aux conditions climatiques et aux modes de vie ou de travail, mais en général, les tibétains portent une courte veste, de soie ou de coton, à manches longues. Les hommes ont une tunique large et ample, les femmes une tunique sans manche et serrée par une bande d'étoffe, un tablier brodé est la marque distincte des femmes mariées.

Nomades pour les uns, sédentaires pour d'autres, ils menaient une vie simple en harmonie avec leur milieu...

Ainsi vivaient les tibétains

 

La Vie Sédentaire

 

Les habitants des villes se tournent vers l'artisanat, l'industrie ou le commerce. De petits marchands, appartenant à une famille de fermier, vendent le surplus des récoltes, de leur production de laine, d'épices, de sel ou de musc. L'artisanat tibétain s'illustre par les objets de culte, les tapis traditionnels, les bols à thé ou à tsampa, en bois ou en argent ciselé, les bijoux et copies de masques anciens, vendus sur les marchés.

Cuisine et repas

 

     

 

L'orge grillé mélangé à la farine de pois et apprêté en bouillie, la " stampa" et les " zamba" galettes d'orge, constitue avec le yaourt citronné "dhara", la nourriture de base des tibétains,  ils aiment le thé au beurre ou au lait de yak, la bière " chang" et leurs fameux raviolis de légumes " momoks ", les jours de fêtes (en particulier du " Losar " jour de l'an tibétain), sont préparés les beignets de fromage " choura pakdril .

La vie paysanne

   

 

 

Les fermes installées dans les vallées suffisamment riches en eau permet d'assurer l'irrigation d'arrosage des récoltes, Les fermiers vivent dans des bâtisses construites en pierres, le rez-de-chaussée est en principe réservé aux animaux, l'étage supérieur à la famille. En général les champs occupent les alentours de la ferme. Cultures d'orge, d'oignons, de pois et de navets. Dans les vallées plus clémentes, cultures de mais, de millet, noix, pèches et abricots.

Passage de la très belle nouvelle " Chiwa Molé " par J.Perret

Les bourrasques de neige poussées par un vent monstrueux se déchirent sur les crêtes. Des corniches se forment et croissent en dépit des lois de la pesanteur, les tourbillons de neige glacés se meuvent tels des fantômes au milieu des nuées qui rebondissent sur les sommets à plus de six mille mètres.Au milieu de la vallée, deux mille mètres plus bas, un point minuscule encore dans l’ombre de la nuit, perdu, presque totalement enseveli sous la neige. Une habitation, une famille, la vie, un havre de paix, fragile presque incongru au sein de cette nature en furie...

" Molé ! …. Molé ! " " Grand-Mère ! " La jeune tibétaine secoue doucement l’épaule de la vieille femme encore endormie sous les couvertures de chèvre, un bol de thé au beurre brûlant dans la main. Ce matin est le troisième jour de tempête. Dehors le vent hurle et l’épaisseur de la neige atteint plus d’un mètre devant la porte qui résiste péniblement à la force de l’hiver en colère. Depuis plus de quatre mois le froid paralyse le Ladakh, paralyse les hommes et les animaux blottis dans les maisons de terre aux murs épais et aux fenêtres minuscules. Les hauts plateaux ont pris leurs quartiers d’hiver, là-haut dans l’Himalaya. ceinturant la pièce de vie familiale, l’étable des chèvres, des moutons et des deux yaks dispense un peu de chaleur animale, mais la température ce matin ne doit pas être bien élevée, l’eau était gelée dans le seau de bois. Lamo s’est levée la première, a ranimé le feu du petit four en terre, brisé une bouse de yak séchée entre ses doigts engourdis et l’a déposée sur les braises encore vivantes. Plus de fumée que de flammes, mais cela suffit pour chauffer l’eau du thé. Une pincée de feuilles de thé dans l’eau frissonnante, et quelques instants plus tard, Lamo verse l’infusion dans le dongmo, une sorte de baratte semblable à une énorme pompe à vélo en bois cerclée de cuivre. Elle ajoute une dose de sel et une louche de beurre et baratte le tout avec le piston de bois qui fait de grands " slurps" à chaque va et vient. La grand-mère émerge doucement des couvertures, les poils de chèvres se mêlant à ses cheveux gris. Sur son visage ridé comme une vieille pomme, sur ses yeux meurtris par la poussière et la fumée se lit toute la dureté de la vie et en même temps, une infini douceur, une infinie sagesse. Avec des gestes lents et délicats, appuyée au mur derrière sa couche, elle porte à ses lèvres le bol de bois empli de thé après avoir soufflé sur la surface du liquide à la couleur rosée. Blotti entre sa grand mère et sa maman encore endormie, un bébé de tout juste un an dort à poings fermés dans un sac en peau de mouton retournée....

La vie nomade

   

Vivant dans de magnifiques paysages, exposés aux vents des très hauts plateaux, les nomades mènent une vie rude et non plus de la même façon qu'il y a plusieurs siècles ( par besoin de trouver les meilleurs pâturages pour leur troupeau, ils voyageaient librement et sans aucune contrainte si ce n’est celle des saisons, la réduction de leur espace de transhumance, les fait de plus en plus se sédentarisés, car au beau milieu d’une plaine, il arrive qu’une clôture les empêche de continuer leur trajet). Leur habitat reste néanmoins traditionnel.

Ils montent leurs tentes sur des supports rigides et fixée par des piquets dans le sol. Son ouverture se trouve au centre de la tente. La partie Sud est réservée aux femmes et à la cuisine, les hommes occupent la partie Nord, destinée également à la réception des visiteurs.

Leurs vêtements sont adaptés à ce climat de grande froidure, taillés dans un gros tissu, fait d'un mélange de poil de yak, de laine de mouton ou tout simplement en peau, les bottes et les chapeaux, sorte de toque, sont en fourrure de lapin.

Les pèlerins

          

La vie religieuse des Tibétains est jalonnée de cérémonies liées à l'origine, aux cycles d'activités des semailles, des moissons, des pâturages d'été et du commerce hivernal. Profondément attaché à ses valeurs, ce peuple, fait un long pèlerinage pour se rendre à Lhassa. Les pèlerins ont en main un chapelet et un moulin à prières. Pour les fêtes ils quittent leurs pâturages et fermes des hauts plateaux  pour se rendre dans la capitale, au monastère le Jokhang, ou bien au mont Kailash " le joyau des neiges glacées", la montagne sacrée, les pèlerins, en faisant le tour de la montagne, rendent hommage au Divin des origines, à l'axe de l'univers et s’en reviennent plus purs comme l’eau sort de sa source.

Le Folklore

     

Le Luth (Dra-nyèn)

Dra-nyèn, qui signifie " son mélodieux ", désigne l'instrument le plus important et le plus représentatif de l'ensemble des instruments laïcs tibétains. La plupart des chansons tibétaines ne sont accompagnés que de ce seul instrument.

  

La musique laïque du Tibet a deux grandes caractéristiques, elle utilise principalement les instruments à cordes, et ne fait presque jamais appel aux percussions. Le rythme est assuré par le luth, ou par le bruit des pas de danse.

Les tibétains sont de bons danseurs, lors des fêtes ou à l'occasion d'un événement heureux, danses et chants font toujours partie des célébrations. Cette forme de culture dégage un parfum d'ancienne civilisation et représente les plus anciennes formes d'imagination de l'humanité et le trésor que ce peuple garde précieusement dans le plus profond de son être.

Les Sherpas

Le plus célèbre Tenzing Norgay

 

 " Les hommes de l'Est "

(guides de montagne)

 

Les Sherpas, ont conquis une gloire méritée par la contribution indispensable et souvent héroïque qu'ils ont fournie à toutes les expéditions visant la conquête des hautes cimes" là où la terre touche le ciel " Dans les circonstances les plus tragiques, ils ont été les compagnons fidèles et aussi les sauveteurs des plus grands alpinistes internationaux. Des conquérants de l'impossible.

Village Sherpa

Familles Sherpas

 

Poème du 17 ème Gyalwa Karmapa

Ugyen Trinlé Dorje

Aspiration pour le Tibet

Chaîne de fleurs parfumées,

Ces monts neigeux sont tranquilles et frais.
Dans un pays qui guérit, où s’élève l’arôme de l’encens blanc,
Puisse la gracieuse beauté de lumineux rayons de lune,

Clarté des mondes spirituel et temporel,
Vaincre tous les tourments, les ténèbres de côté sombre

 

 

Chers tibétains puissiez-vous êtres entendus...

 

 

Car pour vous les saisons passent et se ressemblent toutes...

 

 

 

 

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