|

Pays au
destin exceptionnel que les Tibétains désignent sous le nom de
" Haut
Pays "
ou de
" Pays des Neiges
", le Tibet
devra t'il être qualifié dans un futur proche
de
" Terre des
Dieux, Malheur des Hommes
" ?.
Le Tibet
offre des " ressources "
qui constituent le bien commun de
l'Humanité. Comme toute culture, toute civilisation, le Tibet est
dépositaire de valeurs qui lui sont propres mais qui appartiennent
aussi au genre humain et dont il pourrait
être dispensateur , un certain sourire, un
certain rayonnement, une manière d'appréhender l'existence, une
approche non-violente de la vie et de ses interactions.
Un
Tibet encore bien réel... mais gravement menacé
malgré l'énorme
sympathie dont sa
cause fait l'objet
sur les tribunes internationales...
Montagnes
Imalayennes. aux neiges éternelles, les plus hautes du Monde ou y
culmine L'
Everest
(Chomo-Lungma).
Le
Tibet
( Bod),
était constitué de trois provinces d'une très vaste
superficie...
Aujourd'hui
il
se
résume
de moitié en
une
région autonome...
Un
pays dont l ' histoire se perd dans la nuit des temps,
fondé sur un système politique
basé
sur
la doctrine bouddhique de la compassion,
de
l'intégrité morale et de l'égalité. Selon ce système, le
gouvernement doit reposer sur de hautes valeurs morales,
il doit servir le peuple avec amour et compassion, tout comme
les parents veillent sur leurs
enfants, une croyance selon laquelle tous les
êtres sensibles sont descendants de Bouddha, par conséquent,
méritent le respect.
Dans sa capitale
Lhassa
Le
Potala

Palais
Mythique de Lhassa

La
litanie sacrée du Bouddhisme Tibétain
" OM MA Nİ PE ME HUNG"
ou
"
OM MANİ PADME HUM"
" O TOİ JOYAU
DANS LA fLEUR DE LOTUS"

Puissante forteresse naturelle,
il est ceint de colossales chaînes
montagneuses telles le Karakorum au nord-est ou
l'Arc
Himalayen au sud, d'où
se hisse le Toit du monde,
l'Everest.
Véritable château d'eau de l'Asie,
il donne vie à sept des plus
grands fleuves de ce continent, lesquels vont arroser des
civilisations fort différentes, le Gange,
l'Indus, le
Brahmapoutre, la Sutlej, le Mékong, le Fleuve Jaune et le
Yangtsé (Fleuve Bleu).
Parsemé de myriades de lacs aux eaux turquoises,
le
Tibet présente une alternance de steppes infinies, de marais,
de
déserts montagneux et, en des zones plus propices (régions
méridionales et ouest), de forêts et de plaines.
Le
climat y est
rude et généralement sec. Son rayonnement
solaire, intense, confère au ciel et aux paysages des couleurs
irréelles.
L'Amdo
au nord-ouest, le Kham au sud-ouest et l'
Ü-Tsang. Seules quelques grandes villes,
faiblement peuplées (Lhassa, capitale du Tibet et de l'
Ü, Shigatsé, Gyantsé...), les gros
bourgs et les cités monastiques brisent
l'immense solitude tibétaine.
Ses habitants
entretenaient
avant l’ère chrétienne des relations,
avec les Han qui vivaient dans les plaines
d'Asie centrale.
Durant une longue période, les nombreuses
tribus dispersées sur
le plateau du Tibet vinrent à s’unifier et
devinrent l’actuelle
ethnie tibétaine,
parlant plusieurs dialectes.
La richesse du Tibet en pâturages
(Drok), en prairies et en lacs naturels, explique le pourquoi de
cette grande diversité de faune et de flore.
Les pâturages sont habités par une population clairsemée de
nomades pastoraux (Drokpa), possèdant des troupeaux d'animaux domestiques, chèvres, moutons, yaks. Subsistants
de leurs cultures, orge, blé, pois, l'orge étant leur nourriture
principale. Les tibétains (Bodpa), ont le respect et le souci de la nature, cette
communion entre
la religion et la nature maintien l'équilibre de la vie quotidienne.
Tuer un animal est un péché et les tibétains ne tueraient un animal
que pour survivre.
Les
vêtements
des tibétains sont
très colorés,
offrant une grande variété
de costumes et de parures suivant la région
dont ils appartiennent,
correspondant aux conditions climatiques et aux modes de
vie ou de travail, mais en général, les tibétains portent une
courte veste, de soie ou de coton, à manches longues. Les hommes ont
une tunique large et ample, les femmes une tunique sans manche et
serrée par une bande d'étoffe, un tablier
brodé est la
marque distincte des femmes mariées.
Nomades
pour les uns, sédentaires pour d'autres, ils menaient une vie simple en harmonie avec leur
milieu...
Ainsi
vivaient les
tibétains

La Vie Sédentaire

 
 
 
  
Les habitants
des villes se tournent vers l'artisanat, l'industrie ou le commerce.
De petits marchands, appartenant à une famille de fermier, vendent
le surplus des récoltes, de leur production de laine, d'épices, de
sel ou de musc. L'artisanat tibétain s'illustre par les objets de
culte, les tapis traditionnels, les bols à thé ou à tsampa, en bois
ou en argent ciselé, les bijoux et copies de masques anciens, vendus
sur les marchés.

Cuisine et repas

 



L'orge grillé
mélangé à la farine de pois et
apprêté en bouillie,
la " stampa" et les
"
zamba" galettes d'orge, constitue avec le yaourt citronné "dhara", la nourriture de
base des tibétains,
ils aiment le thé au beurre ou au lait de
yak, la bière " chang" et leurs fameux
raviolis
de légumes
"
momoks
",
les
jours de fêtes (en particulier du " Losar " jour de l'an tibétain),
sont préparés les beignets de fromage "
choura
pakdril .

La vie paysanne

 


 

Les fermes installées dans les vallées suffisamment riches
en eau permet d'assurer l'irrigation d'arrosage des récoltes, Les
fermiers vivent dans des bâtisses construites en pierres, le
rez-de-chaussée est en principe réservé aux animaux, l'étage
supérieur à la famille. En général les champs occupent les alentours
de la ferme. Cultures d'orge, d'oignons, de pois et de navets. Dans
les vallées plus clémentes, cultures de mais, de millet, noix,
pèches et abricots.

Passage de la très belle nouvelle " Chiwa Molé " par
J.Perret
Les
bourrasques de neige poussées par un vent monstrueux se déchirent
sur les crêtes. Des corniches se forment et croissent en dépit des
lois de la pesanteur, les tourbillons de neige glacés se meuvent
tels des fantômes au milieu des nuées qui rebondissent sur les
sommets à plus de six mille mètres.Au milieu de la vallée, deux
mille mètres plus bas, un point minuscule encore dans l’ombre de
la nuit, perdu, presque totalement enseveli sous la neige. Une
habitation, une famille, la vie, un havre de paix, fragile presque
incongru au sein de cette nature en furie...
"
Molé ! …. Molé ! " " Grand-Mère ! " La jeune
tibétaine secoue doucement l’épaule de la vieille femme
encore endormie sous les couvertures de chèvre, un bol de thé au
beurre brûlant dans la main. Ce matin est le troisième jour de
tempête. Dehors le vent hurle et l’épaisseur de la neige atteint
plus d’un mètre devant la porte qui résiste péniblement à la force
de l’hiver en colère. Depuis plus de quatre mois le froid paralyse
le Ladakh, paralyse les hommes et les animaux blottis dans les
maisons de terre aux murs épais et aux fenêtres minuscules. Les
hauts plateaux ont pris leurs
quartiers d’hiver, là-haut dans l’Himalaya.
ceinturant la pièce de vie familiale, l’étable des chèvres,
des moutons et des deux yaks dispense un peu de chaleur animale,
mais la température ce matin ne doit pas être bien élevée, l’eau
était gelée dans le seau de bois. Lamo
s’est levée la première, a ranimé le feu du petit four en terre,
brisé une bouse de yak séchée entre ses doigts engourdis et l’a
déposée sur les braises encore vivantes. Plus de fumée que de
flammes, mais cela suffit pour chauffer l’eau du thé. Une pincée
de feuilles de thé dans l’eau frissonnante, et quelques instants
plus tard, Lamo verse l’infusion dans le dongmo, une sorte de
baratte semblable à une énorme pompe à vélo en bois cerclée de
cuivre. Elle ajoute une dose de sel et une louche de beurre et
baratte le tout avec le piston de bois qui fait de grands "
slurps" à chaque va et vient. La grand-mère
émerge doucement des couvertures, les poils de chèvres se mêlant à
ses cheveux gris. Sur son visage ridé comme une vieille pomme, sur
ses yeux meurtris par la poussière et la fumée se lit toute la
dureté de la vie et en même temps, une
infini douceur, une infinie sagesse. Avec
des gestes lents et délicats, appuyée au mur derrière sa couche,
elle porte à ses lèvres le bol de bois empli de thé après avoir
soufflé sur la surface du liquide à la couleur rosée. Blotti entre
sa grand mère et sa maman encore endormie, un bébé de tout juste
un an dort à poings fermés dans un sac en peau de mouton
retournée....

La vie nomade

 

 


Vivant dans de magnifiques paysages, exposés aux vents des
très hauts plateaux, les nomades mènent une vie rude
et non plus de la même façon qu'il y a plusieurs siècles
( par besoin de trouver les meilleurs
pâturages pour leur troupeau, ils voyageaient
librement et sans aucune contrainte si ce n’est celle des saisons,
la réduction de leur espace de transhumance, les
fait de plus en plus se sédentarisés, car au beau milieu
d’une plaine, il arrive qu’une clôture les empêche de continuer leur
trajet).
Leur habitat reste néanmoins
traditionnel.
Ils montent leurs tentes sur des supports rigides
et fixée par des piquets dans le sol. Son ouverture se trouve au
centre de la tente. La partie Sud est réservée aux femmes et à la
cuisine, les hommes occupent la partie Nord, destinée également à la
réception des visiteurs.
Leurs vêtements sont adaptés à ce climat de grande
froidure, taillés dans un gros tissu, fait d'un mélange de poil de
yak, de laine de mouton ou tout simplement en peau, les bottes et
les chapeaux, sorte de toque, sont en fourrure de lapin.

Les pèlerins

  
 

 
La vie religieuse des Tibétains est jalonnée de cérémonies
liées à l'origine, aux cycles d'activités des semailles, des
moissons, des pâturages d'été et du commerce hivernal. Profondément
attaché à ses valeurs, ce peuple, fait un long pèlerinage pour se
rendre à Lhassa. Les pèlerins ont en main un chapelet et un moulin à
prières. Pour les fêtes ils quittent leurs pâturages et fermes des
hauts plateaux pour se rendre dans la capitale, au monastère le Jokhang,
ou bien au mont Kailash " le joyau des neiges glacées",
la montagne sacrée, les pèlerins, en faisant le
tour de la montagne, rendent hommage au Divin des origines,
à l'axe de l'univers et s’en reviennent plus purs comme l’eau
sort de sa source.

Le
Folklore



Le Luth (Dra-nyèn)
Dra-nyèn, qui signifie " son mélodieux
", désigne l'instrument le plus important et le plus
représentatif de l'ensemble des instruments laïcs tibétains. La
plupart des chansons tibétaines ne sont accompagnés que de ce seul
instrument.

 

La musique laïque du Tibet a deux grandes caractéristiques,
elle utilise principalement les instruments à cordes, et ne
fait presque jamais appel aux percussions. Le rythme est assuré par
le luth, ou par le bruit des pas de danse.
 
Les tibétains sont de bons danseurs, lors des
fêtes ou à l'occasion d'un événement heureux, danses et chants font
toujours partie des célébrations. Cette forme de culture dégage un
parfum d'ancienne civilisation et représente les plus anciennes
formes d'imagination de l'humanité et le trésor que ce peuple garde
précieusement dans le plus profond de son être.

Les
Sherpas
Le plus célèbre Tenzing Norgay

"
Les hommes de l'Est "
(guides de montagne)
 

Les Sherpas,
ont conquis une gloire
méritée par la contribution indispensable et souvent héroïque qu'ils
ont fournie à toutes les expéditions visant la conquête des hautes
cimes" là où la terre touche le ciel
" Dans les circonstances les
plus tragiques, ils ont été les compagnons fidèles et aussi les
sauveteurs des plus grands alpinistes internationaux. Des
conquérants de l'impossible.
Village
Sherpa

Familles Sherpas
 

Poème
du 17 ème Gyalwa Karmapa
Ugyen
Trinlé Dorje
Aspiration pour le
Tibet
Chaîne de fleurs parfumées,
Ces monts
neigeux sont tranquilles et frais.
Dans un pays qui guérit, où s’élève l’arôme de l’encens blanc,
Puisse la gracieuse beauté de lumineux rayons de lune, Clarté des mondes
spirituel et temporel,
Vaincre tous les tourments, les ténèbres de côté sombre
 Chers tibétains puissiez-vous êtres entendus...

Car
pour vous les saisons passent et se ressemblent toutes...



copyright©om-tibet
|